Saint Homme.

PANAYOTOPOULOS Nicos

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Près d’un village perdu de l’Arcadie grecque, un monastère est le lieu de nombreux pèlerinages. Non loin de là, un soir, un homme traqué, lapidé et mourant se confesse à un autre homme, la nuit durant. Il s’agit de saint Ioannis l’Orphelin pour qui le monastère a été bâti. Il est arrivé autrefois, enfant orphelin, dans ce village qui l’a recueilli. Parce qu’il a découvert par hasard les ossements de saint Damascène, les villageois sont persuadés de sa sainteté. À partir de là, sa vie ne sera plus qu’une succession de malentendus, d’erreurs, de superstitions qui l’envelopperont et dont il n’arrivera pas à s’extirper.

 

Nicos Panayotopoulos, dont c’est le deuxième roman traduit en français (Le gène du doute, N.B. juin 2004), utilise ici la même écriture précise et détaillée. Il plonge son lecteur dans la réalité primitive d’un village grec des années 1910-1940, décrivant ce monde paysan de manière imagée et vivante, par un récit coloré et plein de rebondissements, terrible satire de ses naïveté et croyances, de sa roublardise et de son appât du gain.