Un beau jeudi pour tuer Kennedy.

PICOULY Daniel

Dans ce roman de la même veine que Le Champ de Personne (NB octobre 1995) et Fort de l’Eau (NB octobre 1997), Daniel Picouly poursuit les aventures de son héros devenu adolescent. En ce beau jeudi de juin 1964 notre narrateur doit tenir ses promesses ! Permettre à Saint-Mexan, auquel il ne peut rien refuser, de se poster sur le toit de son immeuble de la cité Million avec un fusil. Aller voir Marie-France qui l’attend dans l’immeuble d’en face, ils ont quinze ans et sont amoureux. Retrouver les copains qui mijotent un coup. Quand trouvera-t-il le temps d’apprendre cette leçon sur les sauterelles pour l’interro de sciences ? Surtout que la m’am, comme il l’appelle, le surveille du coin de l’oeil tout en discutant avec la voisine.

 

Pas de répit pour le narrateur ni le lecteur, entraînés dans cette journée délirante, au rythme du rock des années soixante, zigzagant dans la cité au milieu du gang des tractions et de la Cadillac d’Eddy Barclay. Un beau jour pour tuer Kennedy. Dans cette langue savoureuse aux accents toniques et tonifiants, Daniel Picouly dresse une galerie de portraits haute en couleur.