Rex

PRIETO José Manuel

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À Marbella, un jeune homme est recruté par une famille russe comme précepteur de leur fils, Pétia ; il fait sienne l’histoire de cette famille spoliée, tiraillé lui-même entre Vassily, le père, génial arnaqueur en trafic de faux diamants (vivant dans la crainte de la mafia russe) et Nelly, sa femme, séductrice experte dont il tombe amoureux. Dans cette maison hors du temps, l’éducation de Pétia est basée sur l’oeuvre de Proust, engendrant douze commentaires, y associant Dostoïevski, Nabokov, Borges… Au terme d’un cheminement labyrinthique, un bal fantastique sombre dans le délire, la trahison et le sang.

 

Ce roman saccadé, toujours entre rêve et réalité, farci de digressions, éblouit en même temps qu’il déroute. La traduction n’a pas occulté la richesse d’un style fantaisiste, déjà soulignée dans Papillons de nuit dans l’empire de Russie (N.B. juil. 2003). Mais, si le roman de ce cubain quadragénaire, vivant à Mexico, suscite d’abord un étonnement intéressé, progressivement s’insinue un sentiment de lassitude dû, peut-être, à la difficulté de maîtriser ce récit insolite et extravagant.