Peaux d’ail et plumes de poulet.

LIU Zhenyun

En deux longues nouvelles, l’auteur très populaire en Chine décrit de façon extrêmement drôle la vie du jeune Xiao Lin à Pékin à la fin des années quatre-vingt-dix. Sortant de l’université, Xiao Lin a rejoint son “unité de travail”, un bureau anonyme. Il se heurte aux absurdités de la bureaucratie chinoise, doit se faire accepter au “parti” et participer aux intrigues de pouvoirs les plus alambiquées. C’est ainsi que Xiao Lin se trouvera pratiquement contraint de renoncer à tous ses idéaux simplement pour vivre décemment avec son épouse.  Le titre de cet ouvrage est devenu proverbial dans la jeunesse chinoise car il dénonce les difficultés de la vie quotidienne et l’opposition entre les aspirations aux biens de consommation et la rigidité immuable de l’organisation communiste chinoise. Sous une apparence très humoristique, l’auteur se livre à une réflexion assez subtile sur les dangers de corruption passive des hommes les plus honnêtes dans une société où chaque détail de la vie devient source de problème mais aussi sur la vacuité morale des sociétés de consommation.