Le tango de la Vieille Garde

PÉREZ-REVERTE Arturo

L’histoire commence avec la rencontre sur le « Cap Polonio » d’un compositeur cĂ©lĂšbre, de sa jeune Ă©pouse Mecha et de Max, le danseur mondain du paquebot. Leur premier tango inaugure un amour fou autant qu’impossible qu’ils vivent en trois Ă©tapes, des annĂ©es vingt aux annĂ©es soixante, sur fond de tangos dans les bas-quartiers de Buenos Aires, de guerre d’Espagne et d’un tournoi d’échecs surveillĂ© de prĂšs par le KGB Ă  Sorrente. N’étaient la virtuositĂ©, l’érudition et le talent de son auteur (Cadix, ou la diagonale du fou, NB fĂ©vrier 2012), il serait facile de se perdre dans ce rĂ©cit oĂč se chevauchent plusieurs intrigues, plusieurs pĂ©riodes et qui tient par moments du roman policier ou d’espionnage. OmniprĂ©sent, le tango – danse ou musique – symbolise la sensualitĂ©, la violence destructrice avec laquelle les amants se retrouvent et se dĂ©chirent sous une Ă©lĂ©gance de façade. Mais comment ne pas se laisser prendre au charme de ces personnages hors norme, immoraux certes, mais d’une troublante humanitĂ© ; de ce cambrioleur « gentleman », Ă  la beautĂ© du diable, de cette femme Ă©blouissante, mĂšre et amante passionnĂ©e. Et par la nostalgie poignante qui prĂ©side Ă  leurs derniĂšres retrouvailles !