Antoine Coudert.

GREMINGER Marie-Françoise

¬ę Des gens de rien ¬Ľ : dans un trou perdu de la Corr√®ze, √† la fin du XIXe si√®cle, une m√®re √©l√®ve son fils b√Ętard afflig√© d’un pied bot. Les villageois s’en moquent ou le fuient. Seul l’instituteur le soutient. √Ä la mort de sa m√®re, un petit h√©ritage lui permet de devenir photographe ambulant. Il finit par √™tre une figure famili√®re de la r√©gion qu’il sillonne inlassablement de son pas claudiquant, mais son r√™ve de prendre femme semble irr√©alisable‚Ķ

C’est avec grande pudeur que cette histoire est cont√©e. On imagine l’adolescent, recherchant le calme d’une chapelle d√©saffect√©e, comme une pri√®re adress√©e au monde. La narratrice parle de cette ¬ę vie minuscule ¬Ľ, de cette solitude affective d’un homme simple au milieu d’une soci√©t√© rurale peu √©volu√©e, avec sympathie, subtilit√©, douceur. Son √©criture – elle semble caresser les mots – rend le r√©cit d’autant plus bouleversant que cet obscur anti-h√©ros a r√©ellement exist√©.