Une planète dans la tête

GARDNER Sally

Quelque part, dans les années 50, un état totalitaire. Standish vit seul avec son grand-père dans la « zone 7 », depuis l’arrestation et la disparition de ses parents. Il est dyslexique, avec les yeux vairons, différent donc et, à l’école, objet de brimades. Tout change avec l’arrivée d’Hector : les deux enfants, devenus amis, inventent un projet d’évasion vers une planète imaginaire. Fini le rêve quand Hector et ses parents disparaissent ; mais la réalité à laquelle est alors confronté Standish lui réserve bien des surprises.Ce roman, chaudement salué en Grande-Bretagne en 2012, a pour toile de fond la critique –désormais « banale » dans la littérature jeunesse- du totalitarisme. La fiction s’organise autour d’une situation de contraintes et de peurs implicites un peu floue ; la satire du régime prend surtout corps dans la deuxième partie du roman, sans grande vraisemblance. L’amitié des deux enfants, leur rêve d’évasion et ses péripéties tiennent partiellement la route : on ne boude jamais le plaisir de voir fonctionner la solidarité des exclus. Curieusement construit en très courts chapitres – une centaine – le récit a du mal à créer un univers crédible. La langue elle-même ne trouve pas une unité de ton.