Une histoire de fous.

KATZENBACH John

Dans un asile de fous du Massachusetts, à l’époque de Jimmy Carter, deux pensionnaires mènent l’enquête sur des meurtres sauvages dont les victimes ont eu les phalanges coupées. Malgré “les voix” qu’il entend et qui lui ont valu d’être interné “C. Bird” est doué d’une sensibilité et d’une intuition hors du commun. Quant à “Peter le Pompier” devenu pyromane par désir de justice, c’est un excellent enquêteur. La jeune substitut du procureur enquête, avec d’autant plus de conviction qu’elle a elle-même été victime quelques années auparavant d’une terrible agression. Vingt ans plus tard, C. Bird, qui mène une existence solitaire dans son appartement, revit intensément ces événements tragiques.

 

Tout l’art de John Katzenbach consiste à jouer sur le contraste entre deux registres : les bizarreries des pensionnaires dans un monde d’aliénés décrites avec beaucoup de réalisme et de talent et la logique implacable du tueur. Comme dans L’Analyste (N.B. oct. 2003), l’histoire se déroule dans une atmosphère tendue à l’extrême qui fait frissonner le lecteur, tenu en haleine jusqu’à la toute dernière page.