Trois petits singes (Mc Queen ; 1)

VAN DER ZUIDEN Emilio

Le client de ce détective au visage simiesque est le colonel de Crécy, antiquaire, dont la nièce, Millie, a disparu avec son secrétaire et une précieuse statue de jade. Il enquête sur le couple volage, mais reste préoccupé par une affaire plus ancienne. L’ex-maîtresse de Fairbanks, Lynn, s’est enfuie, avec sa fille Maya, du domicile de ce sale politicard qui ne recule devant rien pour se venger de ceux qui lui ont manqué. Lynn avait témoigné contre lui, il l’a tuée et Maya a disparu. Mc Queen les aimait bien toutes les deux ! Lui-même ne va pas bien non plus à la fin de l’album. Arrivera-t-il à surmonter sa déprime dans les pages du prochain tome ?

Qui aurait cru que ce solide gaillard, style Schwarzenegger au teint si blême qu’il est bleuté, était fragile, et avait besoin, en plus de multiples pilules, du soutien d’une psychanalyste? Il est attachant, ce loser qui en prend plein la figure mais joue les chevaliers au grand coeur. La mise en scène de son personnage est originale, sur papier glacé, dans un découpage truffé d’inventions et des couleurs chaudes, aussi chaudes que l’évocation des bas quartiers de New York.