Tout va bien

GEIGER Arno

Sur un arrière-plan historique, Arno Geiger scrute au microscope trois générations entremêlées. Le grand-père, ex-ministre de l’Autriche, perd la mémoire ; son gendre mène avec indolence une vie sans intérêt. Quant au petit-fils, il développe en toutes occasions sa force d’inertie. En une vingtaine d’épisodes qui s’échelonnent de 1938 à 2001, ces personnages, leurs épouses et leurs enfants jouent, dans le désordre, une partition mélancolique mais pleine d’enseignements. Tous vivent dans un certain marasme : vieillissement, mésentente de couple, vie à l’hôpital, enfants quittant la maison. L’auteur excelle dans la description minutieuse, qui sonne vrai, de tous les replis de l’âme, de la mauvaise conscience à la jubilation intérieure. C’est le meilleur de ce roman, trop long et légèrement ennuyeux.