Soldats de la parole

WESTERMAN Frank

Journaliste hollandais, l’auteur (La vallée tueuse, NB juillet-août 2015) a été, enfant, témoin d’une prise d’otages par des Moluquois aux Pays-Bas. Puis, reporter en Tchétchénie et en Russie, il analyse les attentats du théâtre de Moscou, de l’école de Beslan et les modes de résolution de ces crises. À partir de ces actions terroristes des années soixante-dix, il tente d’évaluer l’efficacité et la puissance de la parole pour arrêter les balles. Les médiateurs opérationnels ont eu comme prédécesseurs des psychiatres : il les a rencontrés, et aussi étudié leurs parcours, leurs écrits. Il participe au stage de simulation d’attaque et de négociation à « l’école pour la gestion des dangers et des crises » créée dès 1975. Sans prendre parti, il explore différentes stratégies : l’approche « hollandaise », tendant à mettre fin pacifiquement à la violence, aussi bien que la méthode « russe », immédiatement répressive. Bien documenté, cet essai offre d’utiles pistes de réflexion, mais, souvent non chronologique, il est parfois touffu. (J.D. et B.T.)