Soeurs de peau

CROSSMAN Sylvie

Sarah, jeune journaliste occidentale insatisfaite, se rend à Alice Springs, au centre de l’Australie, pour rencontrer des aborigènes. Elle s’enfonce dans le désert et, après un accident, se retrouve à l’hôpital où elle rencontre Ruby, une aborigène blessée qui la fascine. Pour la retrouver, elle va, en compagnie d’une anthropologue de Melbourne, jusqu’au camp d’Utopia, interdit aux hommes et dirigé, selon les coutumes ancestrales, par la vieille Emilie. Ruby et Sarah assistent à d’étranges et envoûtantes cérémonies et se sentent soeurs.

 

L’auteure oppose un monde moderne, celui des Blancs, tourné vers les richesses matérielles, envers lequel son héroïne se montre critique, et un monde indigène, délaissé et pauvre, mais riche de ses croyances, qu’elle pare dans un langage très lyrique de beaucoup de séduction. L’aventure de Sarah, peu vraisemblable, s’entoure d’une certaine poésie. L’intérêt de ces pages parfois compliquées réside essentiellement dans l’évocation des traditions, des rites et du mode de vie de ces communautés du désert.