Rien dire

FRIOT Bernard

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Brahim participe Ă  un stage de prĂ©paration Ă  l’oral du bac de français. Chacun Ă  leur tour, le temps de la combustion d’une bougie, les Ă©lĂšves doivent parler de n’importe quel sujet. Brahim passe l’oral le lendemain et toute la soirĂ©e, il est obnubilĂ© par cette Ă©preuve : il n’a rien Ă  dire. Il ne veut rien dire alors que chez lui c’est un moulin Ă  paroles. Il ne veut pas se dĂ©voiler. ObsĂ©dĂ© par l’idĂ©e qu’il a un trou Ă  sa chaussette, il repense Ă  son enfance avec sa grand-mĂšre et au Stollen, le gĂąteau allemand que confectionnait le pĂątissier de Dresde.

  Description assez poignante du mal-ĂȘtre de ce bon Ă©lĂšve qui a le malheur d’ĂȘtre d’origine arabe. Les gĂąteaux allemands, et leurs recettes, ont une place importante dans la pensĂ©e de Brahim qui se tourne vers une autre langue quand il ne trouve pas sa place dans le pays oĂč il vit. Il ne supporte pas d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un « étranger » alors qu’il est nĂ© en France et travaille trĂšs bien. ProblĂšme d’identification, de difficultĂ© Ă  s’insĂ©rer : trop d’objectifs pour ce rĂ©cit intĂ©ressant mais pas assez abouti.