Pourvu que les boudhistes se trompent (Blast ; 4)

LARCENET Manu

Polza, cet homme massif au regard de cocker, fait face aux deux inspecteurs de police qui cherchent Ă  comprendre le meurtre de Roland. Car Polza avait Ă©tĂ© recueilli et cachĂ© par Roland et sa fille Carole. Il raconte cette galĂšre qui finit mal : Roland, ses pulsions et ses Ă©tranges collages d’une violence insoutenable, ses agressions et les rapports avec sa fille sur laquelle ces deux malades mentaux s’appuient. MalgrĂ© la compassion des deux policiers, l’espoir d’une issue est maigre.

Ces derniĂšres 200 pages clĂŽsent le cycle de Blast, confession d’un homme fĂȘlĂ© et trop sensible, qui oscille entre des actes de violence incontrĂŽlĂ©e, la contemplation des beautĂ©s de la nature ou des actes d’altruisme. Que les personnages sont laids dehors et (probablement) ensoleillĂ©s dedans ! D’oĂč un dessin Ă©tonnant et remarquable, en noir et blanc, triste Ă  en mourir, et rendant parfaitement la dualitĂ© de ces vagabonds. Comme Des souris et des hommes, Blast restera imprimĂ© dans la mĂ©moire du lecteur.