Lune noire

NEIL SMITH Anthony

Flic borderline, Billy Lafitte, limogé de la police du Mississipi, se retrouve adjoint d’un shérif au fin fond du Minnesota. Divorcé, souffrant de l’absence de ses enfants, n’aimant ni les cons ni les méchants, il s’ennuie en draguant des femmes jeunes, picolant et essayant de tirer du fric des trafiquants de drogue. Fidèle en amitié, c’est pour aider le petit ami d’une de ses conquêtes qu’il se lance dans une confrontation avec des dealers qui se révèlent être des terroristes sauvages. Soupçonné de complicité par un agent du FBI qui le persécute, il se déchaîne.  Publié en 2008, ce roman reflète aussi bien l’obsession américaine du terrorisme islamiste qu’une société où la force et les armes constituent le quotidien. Après un démarrage classique, on rentre très vite dans une histoire déjantée, avec meurtres horribles et rebondissements mouvementés. Tout est raconté à la première personne par le héros dans la peau duquel on entre, partageant ses erreurs, sa rébellion, son instinct, son aptitude à agir d’abord et réfléchir après. Un scénario très noir, qui ne révolutionne pas le genre. S’y révèle aussi le contraste entre la chaleur humaine des personnages locaux et la froideur des gens de la ville. (P.B. et A.Le.)