L’Ombre du boxeur

BERTI Eduardo

Trois fr√®res √©voquent leur enfance √† Buenos Aires √† la fin du si√®cle dernier. Ils devaient rendre visite toutes les semaines √† deux tantes, deux vieilles filles. Chez elles, ils √©taient intrigu√©s par une √©norme pendule en forme de cath√©drale, la cl√© avait disparu, et pourtant il arrivait que les aiguilles bougent. √Čtait-ce d√Ľ √† l’intervention du voisin, le serrurier-horloger veuf, un vrai myst√®re, celui-l√†. Ancien boxeur, aurait-il connu les deux vieilles filles ? Tous les soirs, au d√ģner, le p√®re racontait l’histoire de ce Justino, imaginait, brodait, enjolivait. La m√®re rench√©rissait ou protestait. Vrai, faux, les trois fr√®res √©taient tout oreilles. Dans ce r√©cit √† trois voix, mais une seule plume, naturelle, humoristique, un rien goguenarde, sans fioriture (cf. Tous les Funes, N.B. d√©cembre 2005), se trouvent tout le myst√®re, le merveilleux et les ombres d’une histoire familiale d√©crypt√©e avec tendresse et respect.