L’Incendie de Rome.

NAHMIAS Jean-François

Auteur de romans historiques dont L’Illusion cathare (NB juin 1997), Jean-François Nahmias propose une analyse psychologique de Néron différente de celle que sa réputation a généralement laissée. Monté sur le trône contre son gré, il se contente de régner, essentiellement intéressé par les concours de chants, malgré de médiocres dons vocaux, l’écriture des poèmes et les courses de chars. Sa soif de réussite pour asseoir sa popularité et son manque d’assurance dans ces domaines secondaires en font un être inquiet, timide, quêtant encouragements et approbation. Il laisse le soin de gouverner au préfet du prétoire qui utilise les services de Lucius Gemellus auquel il confie un rôle apparenté aux « Renseignements Généraux » pour sonder l’opinion publique et la popularité de l’empereur. Dans l’exercice de ces fonctions, Lucius rencontre l’amour et le christianisme à ses origines. Descriptions succinctes, énumération de lieux communs, examen superficiel des événements historiques et des thèmes religieux font de cet ouvrage au style sans vigueur un condensé de naïveté qui n’enrichira pas la connaissance de cette période troublée de l’empire romain.