L’espoir d’aimer en chemin.

QUINT Michel

Avec Momo et Suzy, ses deux marionnettes, René va régulièrement distraire les enfants malades dans les hôpitaux. Il accepte aussi de tenter de faire sortir de sa nuit un adolescent dans le coma. Peu à peu il en vient à lui raconter sa propre vie et “son bazar d’enfance” : une mère disparue trop tôt, la vie avec son père, peu bavard, dont les affaires sont assez troubles et les relations changeantes ; l’arrivée de Manu et Aïcha en provenance de Sétif avec leur petite Halva dont il tombe éperdument amoureux. La guerre d’Algérie est là, le FLN, l’OAS, ses attentats. L’auteur mêle quotidien et Histoire avec simplicité, tendresse et le talent qu’on lui connaît. Devoir de mémoire, recherche de sa mère, elle aussi marionnettiste, Michel Quint situe ce beau face-à-face “monologue” dans le Nord dont il est originaire. On pense à Effroyables jardins (NB mars 2001) où l’on trouvait déjà ce questionnement sur le père, clown à ses heures, la guerre.

 

Une écriture parlée, “jetée” avec humour et émotion, qui dit ce long cheminement venu du fond du coeur et le besoin d’amour.