Les sept livres de Helsingfors

WESTÖ Kjell

En 1905, Vivan, placée dans une famille bourgeoise à Helsinki encore sous domination russe, séduite par un jeune ouvrier buveur et agitateur social, se retrouve seule avec son fils Allu. Dans le même temps, Jard Widing, photographe amateur appartenant à la bonne société, oublie dans les bras de ses maîtresses la dépression de son épouse allemande. En 1917, la Finlande accède à l’indépendance, leurs destins s’entremêlent. Une sanglante guerre civile éclate entre les Rouges et les Blancs aidés par l’Allemagne. La répression conservatrice est terrible. Après la guerre, tandis que les classes laborieuses s’enfoncent dans une misère noire, les jeunes bourgeois contournant la prohibition s’étourdissent autour de nombreux verres, refont le monde en essayant d’oublier le passé. Dans ce long récit touffu, l’auteur de Le malheur d’être un Skrake (NB février 2004) retrace trente ans d’Histoire. Malgré l’intérêt historique certain et de fines analyses psychologiques, le lecteur assiste impuissant à de trop nombreuses discussions et peine sur les interminables missives du dernier chapitre, aussi grises que les rives de la Baltique.