Les contes de la bisbille

AUBRUN Claudine

Bisbille : ce mot dĂ©signe une « petite querelle pour un motif futile ». Et ces quatre contes animaliers permettent Ă  tout un chacun de se demander comment lui-mĂȘme aurait rĂ©agi, dans une situation similaire. Le chef-merle Paulin, aprĂšs une lutte fĂ©roce et efficace contre un usurpateur, dĂ©cide de ne pas se reprĂ©senter. Tous les pouvoirs se valent : lui choisit d’annoncer tout simplement l’aurore. Deux taupes et un ver s’unissent pour Ă©viter une mort certaine, mais il n’a pas Ă©chappĂ© au ver que les taupes l’auraient bien mangĂ© en cours de route ; bien leur a pris, car il les sauve. Victoire la grenouille peut-elle tomber amoureuse de John, l’ennemi hĂ©rĂ©ditaire ? Acceptera-t-il de l’aider Ă  sauver son clan ?

 

Il n’y a qu’Ă  lire La Fontaine, grogneront les mauvais esprits. C’est pourtant si dĂ©licieusement contĂ©, dans un langage contemporain soignĂ© et plein de verve, que disputes stupides et/ou sages rĂ©conciliations rappelleront facilement la cour de rĂ©crĂ©ation aux cancres comme aux Ă©lĂšves modĂšles. Tous seront sensibles au suspens, crĂ©Ă©s par les bons et mauvais sentiments, qui font de ces contes de vĂ©ritables petites aventures.