L’écharpe blanche

GILLIBERT Violaine

Est-ce un roman, un témoignage, une biographie, une hagiographie ? Avec L’écharpe blanche, son premier ouvrage, Violaine Gillibert rend un hommage émouvant à son père, homme hyperactif hors norme et esthète, prodigue. Sa plume délicate se teinte d’accents changeants : confession, mémoires, reviviscence, mise à plat… Michel Gillibert, secrétaire d’État de Mitterrand aux personnes handicapées, accidentellement tétraplégique à trente-quatre ans, condamné après dix ans d’instruction pour escroquerie au préjudice de l’État, ancien homme d’affaires, mourut en 2004 dépouillé et abandonné. Sa fille chuchote en constant et discret filigrane son scepticisme sur la justice de ceux qu’elle appelle les Justes. Elle clame son admiration pour ce père débordant d’un amour triomphant de la vie, d’un entregent charmeur, d’une créativité agissante, d’une élégance flamboyante malgré le handicap et d’une liberté malgré la perte d’autonomie. « Merci d’avoir choisi la vie… C’est une chance de t’avoir rencontré. Je m’en remets doucement… » Et parce que le choix des mots pour la dire est subtil et pudique, ce cri d’amour filial exacerbé touche au coeur.