Le proscrit

JONES Sadie

Lewis, dix-neuf ans, vient de purger une peine de prison pour l’incendie de l’église de Waterford, petite ville au sud de Londres : à la sortie, personne ne l’attend quand il regagne seul le domicile où habitent Gilbert, son père et Alice, sa belle-mère. Dès le début règne une atmosphère lourde de l’ombre d’Elisabeth, mère fantasque et adulée, noyée tragiquement sous les yeux de Lewis âgé alors de dix ans. Replié sur lui-même dans l’incompréhension et l’indifférence de son père, sans repère affectif, Lewis se complaît dans des gestes d’automutilation et des accès de violence…

 Sans aucun pathos, l’écriture sobre et soutenue, par touches subtiles, fait entrer dans l’engrenage troublant du désarroi de l’adolescent et de sa difficile mais possible quête de tendresse. Le lecteur est touché par ce premier roman grave et sensible, qui a obtenu un vif succès en Grande-Bretagne.