La vie qui m’entoure par Ellen Foster.

GIBBONS Kaye

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Suite de Ellen Foster qui connut un énorme succès aux États-Unis, le roman commence quand l’héroïne de quinze ans écrit, en septembre 1914, à la prestigieuse université de Harvard pour y entrer malgré son jeune âge ; il se termine par la réponse à sa lettre à Noël 1915. Entre temps, douze chapitres nous font découvrir sa vie, ses amis, son univers, avec le poids d’une famille lourde à porter : sa mère s’est suicidée à cause de son père alcoolique, sa tante l’a rejetée, Laura devient sa mère adoptive. Assoiffée d’affection, surdouée, généreuse et fine, Ellen analyse ses réactions en face des autres, sa lutte pour faire changer le monde dans lequel elle vit.

 

Le ton est délicieux, intimiste (Cf. Les clairvoyantes, N.B. jan. 2005) : il est souvent plein d’humour pour évoquer les personnages hauts en couleur et truculents du sud des États-Unis, familier à Kaye Gibbons qui en est originaire et en reprend le parler.