La mort a ses raisons

HANNAH Sophie

Lady Playford, cĂ©lĂšbre auteur de romans policiers pour la jeunesse, a invitĂ© dans son chĂąteau de Lillieoak Hercule Poirot, qu’elle ne connaĂźt que de rĂ©putation, ainsi qu’un inspecteur de police de Londres. Au cours du dĂźner elle dĂ©clare qu’elle vient de modifier son testament : elle dĂ©shĂ©rite ses deux enfants au profit de son secrĂ©taire particulier
 StupĂ©faction autour de la table, car ce dernier est dans un fauteuil roulant, atteint d’une grave maladie dont l’issue fatale est proche


Sophie Hannah (Meurtres en majuscules, NB dĂ©cembre 2014) veut rendre hommage Ă  Agatha Christie, mais le rĂ©sultat n’est pas Ă  la hauteur de son ambition. Les personnages et les lieux paraissent dĂ©suets, l’enquĂȘte interminable, la mĂ©thode du cĂ©lĂšbre dĂ©tective dĂ©passĂ©e, il n’est qu’une pĂąle imitation de l’original. En particulier la scĂšne ultime oĂč Hercule Poirot expose les faits et les mobiles de chacun des personnages prĂ©sents et se perd dans d’innombrables dĂ©tails et mĂ©andres lassants avant d’aboutir au peu vraisemblable dĂ©nouement
 La « reine du roman policier » ne trouve pas ici son Ă©gale ! (E.L. et N.C.D.)