La chanson des enfants perdus (Penelope Green ; 1)

BOTTET Béatrice

Penelope Green, intrépide, anti-conformiste et curieuse, reprend une enquête de feu son journaliste de père. Une adresse glauque dans les bas–fonds de Londres, le meurtre irrésolu d’un musicien de rue, un médaillon frappé aux effigies des Furies de la Vengeance, une société secrète et enfin le personnage inquiétant d’un cul-de jatte musicien et manipulateur de marionnettes … et autres, tels sont les ingrédients de l’affaire de Foxglove Court qui va faire courir de grands risques à la jeune téméraire. Mais elle trouvera : foi de Penny ! Le hasard des circonstances l’ayant fait se rapprocher de Cyprien, l’aide du jeune marin français ne lui sera pas de trop !

Entièrement fondé sur une sordide et machiavélique vengeance, le scénario déroule fort habilement l’intrigue sans que jamais le lecteur ne se lasse. Dans le Londres du 19ème siècle, être une jeune fille de bonne famille, orpheline de surcroît, constituait un carcan et la grande liberté de l’héroïne permet, au fil de l’enquête, de décrire les codes sociaux de l’époque et la grande fracture qui renvoyait deux mondes dos à dos. Vifs, modernes, sympathiques, Penelope et Cyprien dénotent, ce qui fait leur force. C’est avec plaisir qu’on retrouvera l’audacieuse orpheline dans d’autres aventures.