Demain n’est pas un autre jour

SCHNEIDER Robyn

Latham : un lycée-sanatorium pas comme les autres, dans une Amérique où la tuberculose resurgit. Les adolescents y sont tenus à l’écart du monde ; Lane, qui vient d’y arriver, a du mal à intégrer les changements fondamentaux que la maladie introduit dans sa vie. Au milieu d’une bande un peu rebelle, il retrouve Sadie, qu’il avait connue à 13 ans dans une colo. Plus remuante que les autres, cette petite bande a pour habitude d’enfreindre le couvre-feu et de s’échapper dans les bois environnants pour acheter de l’alcool… Un comportement qui pourrait leur coûter cher, quand la mort peut frapper à tout moment.   Après un début un peu lent, on s’attache aux deux personnages dont le parcours sert de révélateur aux problèmes qui se posent à des jeunes dont l’avenir est brusquement fermé. La résonance entre leur attitude face à la maladie et l’aptitude adolescente à adopter des comportements à risques est évidente. Plus besoin d’exigence envers soi-même, ni envers un environnement adulte assez évanescent et peu impliqué à motiver leurs patients si particuliers. Un des personnages secondaires apporte une touche d’émotion et de densité à une histoire aux accents de déjà vu. (M.T. et M.-C.D.)