Tworki

BIEŃCZYK Marek

Tworki, proche de Varsovie en Pologne, possède un hôpital psychiatrique. Jurek y travaille à la comptabilité avec plusieurs collègues : entre autres, la belle et lumineuse Sonia dont Jurek est amoureux mais qui aime Olek. Ces jeunes partagent le quotidien frugal des malades, jouent aux cartes, fêtent un anniversaire, mais on ne sait rien de leur passé, de l’époque ; tout juste résonnent furtivement des bruits de bottes ou des mots d’allemand. Un sourd malaise s’installe qui s’achève dans le drame. Drame qui restitue l’époque au moment de l’insurrection du ghetto.  Après un premier roman traduit en français, Terminal (NB octobre 1997), qui faisait découvrir un auteur polonais original mais difficile à suivre, Tworki continue dans cette veine : des notes d’humour certes mais aussi une prétention poétique qui s’égare en de multiples digressions… bref, le lecteur doit se laisser mener à l’aveugle, s’il ne se décourage pas.