Sans raison.

CORNWELL Patricia

Predator, le titre américain, est l’acronyme d’un programme de recherches sophistiquées que Benton, psychologue spécialisé en criminologie, dirige. Le tueur en série qu’il a choisi pour son étude se révèle un redoutable manipulateur. Kay Scarpetta, médecin-légiste, l’enquêtrice favorite de l’auteur, Benton son amant, Marino, un policier non-conformiste qui l’agace, et Lucy sa nièce, créatrice d’outils informatiques performants, entreprennent des recherches car les victimes se multiplient ; les indices sont ténus et divergents. S’agit-il d’un tueur en série qui agit sans raison ? Ces investigations mêlent enquête policière traditionnelle, technologie de pointe et réalité virtuelle.

 

Patricia Cornwell fait participer le lecteur aux recherches. Elle lui propose une sorte de puzzle dont il doit trouver et placer les différentes pièces. La complexité du récit et des méthodes, les personnages désabusés et peu sympathiques, la complaisance dans l’horreur peuvent déconcerter et rebuter les fidèles lecteurs de Kay Scarpetta, comme déjà dans Signe suspect (NB juillet 2005).