Nocturne des corps.

NILLY Yves

&

 

Une nuit un cerf percute la voiture d’Hélène en vacances au bord d’un lac avec Marc son mari, chasseur. L’épicerie de M. Névé est ensevelie sous le largage de produits retardants par un canadair combattant un incendie. Le centre de vacances, « Les sapins bleus », est concurrencé par « Le lac merveilleux », camping moderne. Sa propriétaire, Laura Wolf, le cèderait volontiers à Martial Sandoz, enquêteur cherchant à élucider la disparition d’un Allemand dans les forêts environnantes où un jeune garçon, Silvain, joue la nuit avec les hardes de cerfs. Madame Stephan, dont le mari vient d’avoir un arrêt cardiaque, quitte sa maison, emmenée par sa voisine Josépha qui s’égare dans la forêt où se retrouvent son mari David avec Marc dont la femme, Hélène, s’accouple avec Lucas, le flic.

 

Succession d’historiettes dont on peine à suivre la trame tissée dans un environnement fantasmagorique auxquelles se joignent des réminiscences d’un passé lointain, avec références aux horreurs de la guerre d’Algérie et quelques traces d’humour. À l’image de Beauté n°7 (N.B. juin 2003), ce petit livre, qui se veut original, laisse le lecteur perplexe et désorienté.