Les seigneurs de la mort.

GOULAINE Robert de

&

 

En 1920, la Sibérie orientale et la Mongolie furent le théâtre d’événements d’une rare violence opposant les restes de l’armée blanche en déroute, les Bolcheviks, la Chine et des bandes incontrôlées ivres de meurtres et de pillage. Aux confins de l’histoire et de la fiction, Robert de Goulaine met en scène l’un de ces chefs de guerre, le Baron Ungern, ex-officier de l’armée du Tsar. Il sera capturé et exécuté. Boris, son plus fidèle compagnon, réussit à fuir. Après une vie mouvementée, il est devenu violoniste dans un cabaret parisien. Il évoque pour un étudiant de rencontre ce passé sanglant et fabuleux qu’il ne peut oublier.

 

Les héros de Robert de Goulaine sont aussi braves que cruels, capables des pires exactions comme de gestes chevaleresques. Mais le style trop plat de l’auteur, une idylle peu convaincante et une composition assez confuse ne sont pas à la hauteur de ce qui aurait pu être le sujet d’un roman captivant. Le précédent livre de l’auteur Le Prince et le jardinier (N.B. août-sept. 2003) n’avait guère enthousiasmé.