L’ensorcelante Parodie. (Harry Cover ; 1.)

VEYS Pierre, BAKA

Harry Cover, Pron et Hormone, Doryphore, Hagrip, Roguenroll, Bol-demorve, et autres : tout ce petit monde, qui macère dans l’univers copié-collé de l’école de Poudrozieu, donne le ton. Car si le décor et les personnages sont plus ou moins conformes à l’original, la ressemblance s’arrête là. Pour peu que l’on ajoute à cette sauce un rondouillard Pernell, en marcel et culotte rouge, tapant la carte avec des rennes avinés, petits malfrats à peine vêtus d’un slip, la perplexité s’installe. D’autant que le scénario délirant – que l’on s’empresse d’oublier – ne fait pas dans la dentelle, et que la morve et les dégoulinades de potirons écrasés giclent sur les pages aux couleurs franchement agressives, et au trait ravageur. Sans parler du match de « bourpifch », où des cuvetttes de toilettes remplacent les balais traditionnels des apprentis sorciers se battant à la déloyale pour conquérir le roulodpékitch ! Au final, on déteste franchement le côté « Harry chez les crados », iconoclaste et vulgaire de l’ensemble, ou on prend le parti de rire de toutes les allusions détournées par un humour au ras de la culotte… celle d’Hormone, bien sûr ! À chacun ses goûts !