Le Voyage en enfer d’Omar ben Alala et autres contes du futur

SENNEVILLE Gérard de

La suite donnée au Merveilleux voyage en France d’Omar ben Alala (NB février 2002) présente les mêmes caractéristiques. Pessimiste, l’auteur distille sa nostalgie passéiste d’une « Douce France ». En une dizaine de nouvelles situées dans un passé récent ou un futur un peu plus lointain, l’auteur propose une promenade en absurdie… Des épisodes à la « Clochemerle » succèdent à d’autres plus sérieux pour rappeler l’arbitraire fantaisiste des politiques et les dérives du modernisme. Les travers de la société française – triomphe et médiocrité des médias, tyrannie de l’écologie, nivellement culturel – sont épinglés avec plus ou moins de subtilité mais toujours dans une prose élégante. On passe d’une ironie légère à un humour carrément pesant. Si la nouvelle-titre est loin d’être la meilleure, deux ou trois de ces “satirettes” sont vraiment désopilantes.