Le Vieux Jardin.

HWANG Sok-Yong

O Hyônu, prisonnier politique coréen, a été condamné à dix-huit ans d’enfermement. Libéré, il découvre que Yunhi, la femme qu’il aime, est morte. Elle lui a laissé quelques lettres, son journal, des dessins. Récit alterné d’un homme vieillissant, désillusionné après son combat et celui de ses compagnons en quête de ce « Vieux Jardin » inaccessible et de Yunhi, artiste peintre ; elle raconte dans son journal leur amour, les rapports difficiles avec un père communiste, la naissance de leur fille, son engagement dans la résistance, malgré elle, un séjour en Allemagne, jusqu’à la chute du mur de Berlin.

 

Mêlant fiction et réalité, l’auteur, lui-même emprisonné pendant cinq ans, aborde des thèmes majeurs : dictature, guerre, misère, scission de son pays. Ancré dans l’histoire contemporaine, cet épais roman, à l’écriture intense, retenue, complexe par sa construction, s’interroge sur le devenir de la Corée. Écrivain lu et apprécié tant au Sud qu’au Nord, Hwang Sok-Yang, à travers ses héros, décrit une génération « qui a poursuivi le rêve d’une vie meilleure » où tout semble toujours à recommencer.