Le plus beau pays du monde et autres nouvelles

VAN BOOY Simon

Un jeune homme se souvient comment, enfant, un gondolier d’opérette à Las Vegas lui avait offert ainsi qu’à sa mère une parenthèse réconfortante. Un célibataire solitaire apprend qu’il a une fille de six ans en Suède et décide de faire sa connaissance. Une pédiatre se plonge avec passion dans les écrits d’un médecin de famille qui a publié un livre intitulé « Le silence après l’enfance ». Un jeune gitan irlandais tombe amoureux d’une orpheline d’origine canadienne. Les quatre nouvelles illustrent des thèmes proches, le sentiment de solitude, le désir de nouer des liens, la répercussion des expériences de l’enfance dans la vie adulte et le réconfort que peut apporter autrui. Le mal-être peut être considérablement atténué par l’affection, l’empathie, une voix superbe ou un accueil chaleureux. Ni sentimentaux ni mièvres, les récits alternent réalisme et romantisme et bénéficient d’une prose lyrique et efficace. D’une sensibilité très fine, Simon Van Booy (Outre-Atlantique, NB septembre 2013) sait créer une atmosphère et rendre attachant même un personnage banal. On peut moins apprécier la troisième nouvelle, au contenu plus théorique. Un auteur à suivre.