Le Moghol Blanc

DALRYMPLE William

√Ä Hyderabad, enclave musulmane en Inde centrale, les Moghols Blancs √©taient des fonctionnaires anglais ayant adopt√© les moeurs locales : v√™tement, nourriture, langage, √©pouses, jusqu’√† la religion. James Kirkpatrick y fut Lord R√©sident en 1798. Ind√©pendant, pacificateur, il d√©plut √† Calcutta, dont il d√©non√ßait la corruption. Son mariage avec la tr√®s jeune princesse Khair, dont il eut deux enfants, suscita les bruits les plus malveillants. Affich√© ici, clandestin l√†, le couple v√©cut dans une atmosph√®re d√©l√©t√®re, jusqu’√† leur mort (1805 et 1813). Leur fille, √©lev√©e en Angleterre, retrouva plus tard sa famille maternelle.

¬†William Dalrymple conna√ģt bien l’Inde (L’√Ęge de Kali : voyages et rencontres en Inde, NB novembre 2004). Il en appr√©cie la civilisation raffin√©e, d’un h√©donisme tol√©rant, que d√©truisit l’imp√©rialisme hautain de l’Angleterre victorienne. Il a trouv√© dans des archives priv√©es la trame de cette histoire authentique. Conteur de talent, humaniste curieux, il √©maille son r√©cit d’une multitude d’√©vocations du plus haut int√©r√™t: paysages, soci√©t√©, √©volution politique, √©conomie, vie quotidienne. Des annexes d√©taill√©es: notes, arbres g√©n√©alogiques, notices sur les personnages, bibliographie et glossaire, en font un ouvrage de r√©f√©rence.