L’ascenseur pour la Grande Ourse

LAHLOUH-PRÉVOST Saïd

&

 

Le narrateur, soudeur émérite, passe ses journées à traîner dans une casse de voitures au bord de la Nationale 7. Il cherche des pièces détachables pour réaliser une fusée et un missile destinés à faire régner plus de justice dans le monde. Mais, progressivement, l’ambiance dérape : on passe du souvenir violent des anciens accidents à une cruauté abjecte et sans motif qui envahit tout.

 

Écrite à la première personne dans un argot truculent semé d’obscénités, une errance grise et noire fait découvrir le monde insolite des voitures accidentées, leurs mouvements sournois, les vestiges émouvants de leurs premiers occupants. Le mal de vivre du narrateur est fort bien rendu mais la fin de ce premier roman est peu crédible.