Laisse couler.

GALLANT Mavis

Les trois épisodes de la vie de Steve Burnet peuvent être lus séparément, comme trois nouvelles. Mais assemblés, ils composent le déroulement de son existence, à l’instar d’un roman. À la prime adolescence, Steve, fils de missionnaires anglicans, élevé par sa tante au Canada, est amoureux de Lily. Les rapports sont difficiles entre anglophones protestants et francophones catholiques. Lily et Steve vont-ils être séparés ? On les retrouve jeunes mariés, dans le sud de la France. Lors d’un concert, Lily s’éprend du pianiste. Le couple se désagrège. Des années plus tard, Steve, toujours dans le Midi, voit venir à lui la fille de Lily.

 

En post-face, Mavis Gallant (De l’autre côté du pont, N.B. oct. 1994) répondant à la question « Pourquoi écrivez-vous ? » explique qu’elle écrit à partir d’images, en séquences de films, des « pièces qui ne tiennent pas ensemble ». Il est difficile de trouver la clé qui permet d’entrer dans cette écriture déroutante, aux propos juxtaposés, dans laquelle perce toutefois un certain humour.