La vie, ça vaut le coup ; ill. d’Alice Hoogstad.

KUIJER Guus

La vie de Pauline, petite Hollandaise de onze ans, n’est pas facile et les difficultés rencontrées dans Unis pour la vie (LJA, juillet 2003) sont toujours bien présentes. Mimoun, son soupirant marocain, repart dans son pays ; l’instituteur amoureux de sa mère veut l’épouser. Quant à son père, de marginal il est devenu clochard et s’enfonce de plus en plus dans la drogue et la misère. Heureusement il y a ses grands-parents à la campagne et le veau qu’elle a adopté, ainsi que la poésie, sa consolation dans les moments difficiles.

Malgré ses onze ans, Pauline est une fille mûrie par les événements et la vie avec des adultes difficiles à comprendre. Écrasée de responsabilité vis-à-vis de ses parents, elle fait preuve d’un grand équilibre. C’est sa force et son optimisme, et par-dessus tout la tendresse qu’elle éprouve pour les siens, qui lui font dire que « la vie ça vaut le coup ». Le récit vivant, écrit à la première personne, sait rendre attachante et émouvante son héroïne.