La route de Lafayette

KELMAN James

Après le décès de sa femme et de sa fille, Tom emmène son fils chez des parents dans le Tennessee, via le Mississipi. Murdo est un adolescent curieux, indépendant et passionné de musique. Pendant le trajet, une rencontre imprévue va changer le cours des vacances. Même si le père et le fils, dont les rapports sont parfois compliqués, trouvent un réel réconfort dans cette ambiance familiale affectueuse, Murdo n’a qu’une seule idée en tête : participer au concert de Lafayette avec son accordéon.   Comme dans tous les romans de James Kelman (Mo a dit, NB décembre 2017), la culture écossaise est présente. Elle s’accompagne ici d’une atmosphère acadienne très dépaysante. On apprend beaucoup sur la culture cajun et la musique « zydeco ». Les personnages ont une réelle épaisseur et le voyage de Murdo pour aller au bout de son rêve est bien évoqué. Mais hélas, le récit, déjà bavard, s’alourdit de soliloques ou de dialogues écrits dans une langue parlée, confuse où abondent les tics verbaux. Le parti pris narratif de se mettre dans la tête d’un adolescent fatigue pendant un long moment bien que le récit ne soit pas dénué de charme. Heureusement, la musique parvient à sauver le livre. (D.D. et A.Le.)