La promesse de minuit : dix affaires de John Dorn

LOVITT Zane

John Dorn revient sur sa carrière de détective privé. Il se souvient que le jour où il a pris sa licence à Melbourne, il n’a pas eu à prêter un quelconque serment comme le font les médecins et les avocats. Ce flou déontologique l’a-t-il mené progressivement au bord de l’anéantissement personnel malgré toute sa bonne volonté ? Pour s’en sortir, in extremis, il a dû prendre un engagement mystérieux, une certaine nuit… Dix affaires, dix histoires courtes que l’on pourrait lire indépendamment les unes des autres. Mais on passerait ainsi à côté de l’originalité du projet de l’auteur australien de ce premier roman : construire un tout dont chacune des parties est un degré de plus dans la perdition de son antihéros et narrateur. Le prologue, énigmatique, est une incitation habile à partager, cas après cas, la routine quotidienne d’un détective presque ordinaire que sa tendresse viscérale pour les clients insolvables ou pas francs du collier mène inéluctablement à la faillite. Zane Lovitt donne naissance à un nouveau type de détective privé : moderne, touchant d’humanité par ses interrogations, ses faiblesses, ses demi-réussites et ses bourdes.