La Pause.

KENIG Ariel

Depuis la mort de sa mère, le narrateur partage l’appartement de son père, dans une cité. La plupart de ses occupants se rendent quotidiennement pour travailler dans l’usine d’automobiles proche, la firme au losange, installée sur l’île. Le jeune homme décide de s’enfermer, de ne plus sortir. Il veut ainsi se soustraire à son quotidien routinier, monotone, ennuyeux. Monologue, La Pause se présente comme un journal où le temps s’écoule tristement jusqu’à la cérémonie d’adieu célébrant la fermeture de l’usine.  Ariel Kenig, auteur de Camping Atlantic (NB février 2005), propose dans son second roman une peinture réaliste du monde ouvrier. Des connotations intimistes évoquent aussi les limites et les désillusions de la vie en bande. Le narrateur n’a décidément pas le moral.