Je partirai, je pars toujours

ROZELIER Sylvia

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Elle pourrait se contenter du temps tel qu’il se prĂ©sente. Mais elle a une impression vague, diffuse, que quelque chose se dĂ©fait. Avec tendresse, rage, Judith et Yann s’aiment depuis cinq ans. Elle se souvient de sa douceur, de sa patience, de son homme peu bavard « à quoi bon les mots », attentif Ă  l’autre. Ils ne font guĂšre de projets et, brusquement, ces mots de Judith : « si on allait demain Ă  la mer ? » Celle non loin de la maison de son enfance, cette part d’elle-mĂȘme, jalousement prĂ©servĂ©e. Une incursion rapide dans ce paradis perdu.

 

Une belle Ă©criture suggĂ©rĂ©e, forte et subtile avec des mots en rafale, « images nostalgiques importĂ©es du passé ». Pascale Rozelier dit ainsi la difficultĂ© d’ĂȘtre tout Ă  la fois seuls et ensemble.