Dire son nom

GOLDMAN Francisco

Francisco et Aura se sont rencontrĂ©s Ă  l’issue d’une confĂ©rence littĂ©raire. Il a cinquante ans, il est amĂ©ricain et professeur Ă  l’universitĂ© ; elle a vingt-cinq ans, est mexicaine et Ă©tudiante en littĂ©rature comparĂ©e Ă  Columbia. Ils se marient, mais Aura meurt tragiquement quatre ans plus tard. Inconsolable et cruellement Ă©prouvĂ© car la mĂšre de la jeune fille le rend responsable de cette mort, Francisco continue de la faire vivre.

 

Écrivain, journaliste et professeur, Francisco Goldman rassemble tout ce qui, de prĂšs ou de loin, conserve la trace d’un rapport avec Aura : les lieux de leur intimitĂ©, les souvenirs de leur complicitĂ©, le journal intime d’Aura, son enfance complexe, ses premiĂšres sorties
 Certes, ce travail intimiste, qui tente de remplir le vide et de dessiner en creux l’absente, participe du travail de deuil. Mais plus thĂ©rapeutique que littĂ©raire, ce rĂ©cit saturĂ© de dĂ©tails insignifiants ne parvient guĂšre Ă  s’extraire du huis clos que formait le couple et finit trĂšs vite par lasser. De fait, la narration est aussi inintĂ©ressante qu’interminable.