Chambres pour personnes seules

SERV√ćN Juan Manuel

Dans la banlieue sordide d’une grande ville d’Am√©rique latine, le narrateur, solitaire et orgueilleux, s’accommode tant bien que mal de sa mis√®re √©conomique, culturelle et affective. Dress√© par son p√®re √† affronter les gamins du quartier et √† ne respecter que la loi du talion, il est habitu√© depuis son enfance √† la violence quotidienne. Un soir, errant dans un terrain vague, il assiste √† un f√©roce combat de chiens, puis se bat lui-m√™me avec un molosse. Il le tue, mais, bless√©, est agress√© par le propri√©taire du chien, assomm√©, d√©pouill√©. Il ne r√™ve plus que de vengeance.

¬†Ce r√©cit est tr√®s dur, sans piti√©, sans humour. Les √™tres que croise le narrateur ne sont ni des monstres, ni des √©paves, mais sont veules, faibles, avares, alcooliques, et ¬ę vivent sans espoir ¬Ľ. L’√©criture est s√®che, pr√©cise, sans fioritures ; elle atteint parfaitement son but, celui de peindre une humanit√© qui ne conna√ģt que haine et violence, plus sauvage que les chiens dress√©s par l’homme pour tuer.