Au diable vauvert suivi de Alatyr.

ZAMIATINE Evgueni

De ces deux nouvelles, la première est le récit de la vie au quotidien d’une garnison russe située Au diable vauvert près de la frontière chinoise avant la première guerre mondiale. C’est une satire féroce de la vie militaire où beuveries, coucheries, méchantes farces constituent les occupations ordinaires d’officiers dont l’immoralité et la goujaterie peuvent conduire au drame. Dans la petite ville mythique d’Alatyr, une fille de notable s’entiche d’un soi-disant prince mettant au désespoir un jeune poète du pays amoureux d’elle… sous l’oeil acéré du reste de la population.

 

Interdits par la censure lors de leur parution en 1915, ces textes colorés, drôles et caustiques, offrent de la Russie de l’époque une caricature qui laisse percer un pessimisme à la Gogol.