Rose est une collégienne solitaire et révoltée qui ne se remet pas du décès de son papy. Elle vit dans un appartement parisien avec sa mère débordée. L’adolescente décide de faire son stage de troisième aux pompes funèbres de son quartier : Le Dormeur du Val. Pendant cette période, contre son gré, elle doit partager sa chambre avec Jessica qui arrive de province. Une cohabitation qui lui réserve des surprises.
L’originalité est au cœur de ce roman avec Rose qui voit tout en noir et n’arrive pas à communiquer avec sa mère. Son seul interlocuteur au quotidien est son grand-père avec lequel, au-delà de la mort, elle continue de dialoguer. Aux pompes funèbres, elle découvre tous les métiers destinés à entourer d’humanité les familles lors du décès de leurs proches. Paradoxalement, ce choix singulier va apporter de l’émotion et de la légèreté à sa vie. Documentée et précise, l’autrice dresse une galerie de portraits étonnants et touchants. Malgré leurs failles, les personnages trouvent des ressources pour avancer en s’appuyant les uns sur les autres. Un récit dynamique sur un thème inédit, une belle découverte. (M.G. et A.E.)
