Putain de froid sec.

LIBIS Jean

√Ä l’inverse de la plupart des gens, Jean Libis n’aime pas le froid sec et fait, en douze chapitres (comme les mois de l’ann√©e), l’√©loge de la pluie. En peintre, il d√©crit les ciels stri√©s de stratocumulus fuyants et color√©s, porteurs d’humidit√©, d’odeurs multiples, et de gouttes de pluie fines ou lourdes, sources de vie. Qui n’a jamais pens√© au r√īle que joue le temps qu’il fait dans le d√©roulement des √©v√©nements, et dans la fa√ßon dont on appr√©hende la vie √† Dijon, o√Ļ lumi√®re et atmosph√®re sont bien diff√©rentes de Paris ?

Impressions pr√©sentes et souvenirs, align√©s sur le papier en un savant d√©sordre, sont rythm√©s par les saisons, qui se succ√®dent sans √™tre jamais tout √† fait identiques, changeant le d√©cor et les √™tres, et creusant le sillon du temps qui passe. La prose extraordinairement color√©e et sensuelle, l’originalit√© du sujet qui relie le temps qu’il fait et le temps qui passe, font de ce petit livre un vrai r√©gal.