Poppy Wyatt est un sacré numéro

KINSELLA Sophie

Poppy, jeune et jolie kinésithérapeute londonienne un peu fofolle, perd sa bague de fiançailles dans un grand hôtel à quelques jours de son mariage avec un brillant universitaire. Jouant de malheur, elle se fait aussi voler son téléphone portable. Au bord de l’hystérie elle récupère un appareil abandonné par une assistante qui gère l’emploi du temps et la messagerie d’un très sérieux homme d’affaires, lequel accepte, à contrecoeur, de le partager avec elle quelques jours. À travers mails et messages vocaux, ils vont chacun s’immiscer peu à peu dans la vie professionnelle et privée de l’autre. Sophie Kinsella continue à exploiter la veine humoristique qui lui réussit, en relatant les aventures loufoques de trentenaires célibataires et débridées (Très chère Sadie, NB septembre 2010). Elle y met toujours la même légèreté de ton, la même alacrité et la même familiarité de style. Péripéties, chassés-croisés, malentendus, quiproquos et coups de théâtre se succèdent en un joyeux méli-mélo de messages et de rencontres avec happy end à la clé. Version moderne d’un conte de fées, cette rocambolesque idylle entre deux personnages aux caractères aussi dissemblables que possible, à défaut d’être originale, est très distrayante et menée avec brio.