Nocturne

MONTANARI Richard

1er novembre 1990. Kevin Byrne mène une de ses premières enquêtes comme inspecteur de la police de Philadelphie. Alors que résonnent les dernières notes du Nocturne en sol majeur de Chopin, il procède à l’arrestation d’une jeune violoncelliste virtuose accusée du meurtre particulièrement odieux de son psychiatre. Vingt ans plus tard, un cadavre mutilé est découvert sur les lieux d’un crime jamais élucidé. Sur un doigt de la victime figure un mystérieux tatouage d’animal. D’autres assassinats se succèdent selon le même rituel macabre. Et si la boucle se bouclait, l’étau se resserrant autour de l’inspecteur Byrne ? Ce cinquième ouvrage réunit les policiers Byrne et Balsano (Funérailles, NB novembre 2008). Il est construit sur le modèle des volumes précédant. Seul le motif de la folie du meurtrier change : ici la musique classique. Les textes du psychopathe, qui scandent le récit, forment un récitatif. Par touches progressives, les histoires singulières de personnages disparates se construisent, sans lien apparent. L’auteur excelle à mêler action brutale et analyse de sentiments, ou à interrompre un chapitre au milieu d’un dialogue pour passer à autre chose. Quelques invraisemblances seront pardonnées à ce thriller au rythme soutenu.