Ne me cherche pas demain

McKINTY Adrian

1983. Dermot McCann s’évade avec vingt détenus de l’IRA d’une prison de haute sécurité d’Irlande du Nord et parvient à se réfugier en Libye. Lorsque les services secrets britanniques apprennent qu’il est de retour, ils demandent à son ancien camarade d’école, Sean Duffy, membre de la police royale de l’Ulster, de le localiser pour l’empêcher de commettre des attentats. Sean se met en chasse.

L’Irlandais Adrian McKinty (Dans la rue j’entends les sirènes, Les Notes décembre 2013) a élaboré son récit à partir d’un fait réel – l’attentat de Brighton, commis par l’IRA en 1984 – mais il le double d’une enquête policière. La belle-mère du terroriste ne révèlera au policier ce qu’elle sait sur son gendre que s’il élucide la mort d’une de ses filles. Tout en mettant en lumière les violences, divisions et contradictions des habitants d’Irlande du Nord – le policier narrateur et le révolté, tous deux issus de familles catholiques et pauvres, ont choisi des camps opposés – l’enquête est une brillante variation sur le mystère de la chambre close. Son intérêt tient également à l’exposition rare d’un point de vue britannique sur l’Irlande et à la profonde empathie désabusée manifestée par l’auteur pour son pays. Un thriller remarquable. (C.P. et B.T.)